Le Bien-Etre et l'Harmonie pour l'Unité de Soi et Vivre en Conscience

Archives de la catégorie ‘Sophrologie’

Peut-on guérir par le souffle ?

 

Respirer, tout le monde sait le faire. Mais connaissons-nous vraiment les pouvoirs de notre souffle ? Pour les yogis, exercer sa respiration est l’un des secrets de la plénitude émotionnelle, physique et mentale. Explications.
 

La pièce est dans la pénombre. Pas un bruit, si ce n’est celui d’un souffle lent, profond, semblable à la respiration d’un enfant endormi. Inspiration. Silence. Expiration. Ce chuchotement feutré s’étire, jusqu’à durer parfois une minute. D’ordinaire, en ce laps de temps, un homme respire seize fois.
En yoga, cette pratique s’appelle la respiration psychique. Porte d’entrée vers un état méditatif, elle est aussi l’une des clés d’une technique ancestrale de guérison nommée Prana Vidya.

La source de l’énergie

En sanskrit, Vidya signifie connaissance, Prana la force de vie qui nourrit tout l’univers. « Cette notion n’est pas spécifique à la tradition indienne », note Christian Möllenhoff, fondateur de l’école de Yoga et Méditation Paris. C’est le Qi des Chinois, le Mana des Polynésiens, le champ d’énergie subtile exploré par les guérisseurs européens…
« Cette énergie est intimement liée à la respiration, explique l’enseignant. En chinois, le même mot peut désigner les deux. En suédois, le terme qui veut dire “souffle” fait aussi référence à l’esprit, l’essence. » Comme si respirer ne permettait pas seulement de remplir nos poumons d’air mais de canaliser le Prana, d’en irriguer notre corps subtil. « Notre façon de respirer est le miroir de ce que nous sommes et ce que nous vivons. Voyez comme elle s’accélère sous le coup d’un stress », comme un événement peut nous couper le souffle, comme nous soupirons de soulagement lorsqu’une situation se détend… « En influant consciemment sur notre respiration, nous pouvons agir sur notre état. En la forçant à se ralentir ou à s’interrompre un moment, nous confrontons les tensions et les peurs qui sont à l’origine de nos émotions, de nos pensées, de nos attitudes, et bloquent le Prana. Si le souffle devient calme, l’esprit cesse de s’agiter, l’énergie se libère, le corps psychique se purifie, la santé se renforce, la vie intérieure s’épanouit. »
Ainsi en va-t-il dans Prana Vidya. Lentement, consciemment, par la respiration psychique et la visualisation des différents points et canaux d’énergie qui parcourent le corps (« équivalents des méridiens de la médecine chinoise »), la pratique amène à ressentir et activer le « champ de Prana » pour dissoudre les blocages, réveiller et harmoniser les flux d’énergie… Jusqu’à parvenir, « une heure et demie d’immobilité plus tard », à une telle connexion et maîtrise de l’énergie psychique « qu’on peut la diriger vers une zone précise de son corps, mais aussi vers une autre personne, par la pensée », témoigne Christian Möllenhoff.

Dissoudre les tensions

La technique est puissante, mais elle ne s’enseigne traditionnellement que dans le cadre d’une retraite d’au moins quinze jours, à des pratiquants expérimentés. « Il existe d’autres exercices de respiration plus accessibles et très efficaces », indique Christian Möllenhoff. Regroupés sous le nom de Pranayama (« maîtrise du Prana » en sanskrit), ils sont d’ailleurs à la base du yoga : « A l’origine, les postures physiques, ou Asanas, n’étaient là que pour préparer le corps à la respiration et à la méditation », souligne l’enseignant.
Si le Prana et la dimension énergétique de l’être ne sont pas adoubés par la science, plusieurs chercheurs se sont penchés sur les vertus du Pranayama. Ainsi, à la fin des années 80, une équipe de l’Université de Cologne a découvert, en étudiant la pression sanguine, le rythme cardiaque, et l’activité cérébrale de professeurs de yoga, que la respiration psychique les plongeait dans un état de relaxation dit « alpha », permettant à la fois de se détendre, reprendre des forces, se libérer des pensées quotidiennes, faire émerger des idées créatives, clarifier l’esprit et se recentrer. Soumis à des perturbations extérieures, les yogis ne sont pas sortis de l’état alpha, preuve que la pratique rend aussi moins réactif, plus robuste face aux aléas.
Les scientifiques de l’Université de Cologne ont également constaté que la respiration alternée – un autre exercice essentiel de Pranayama –, régulait le système nerveux, équilibrait l’activité des deux hémisphères du cerveau, et y augmentait non seulement les ondes alpha mais les ondes béta, symptomatiques d’un état de concentration et d’activité intense.
A la clé donc : une étonnante alliance d’énergie et de sérénité, de créativité et d’efficacité. « Quand j’ai commencé à pratiquer la respiration alternée, mon humeur s’est équilibrée, confirme Christian Möllenhoff. Au lieu d’osciller entre excitation et déprime, elle s’est ancrée dans un espace de contentement et de calme. Cet exercice accroît aussi ma vitalité. Si je fais la respiration alternée et psychique lorsque je suis fatigué, ensuite, spontanément, je vais m’attaquer aux tâches que je laissais traîner ! »
D’autres recherches, encore, pointent les effets sur l’asthme, les rhumes, les bronchites, les allergies respiratoires… « La respiration alternée m’aide à me défaire de mes migraines », constate également une élève de l’école de Yoga et Méditation. Christian, lui, a découvert qu’elle le rendait plus fort physiquement : « Un jour, après une séance, je me suis mis à charrier de lourdes pierres pour un projet de construction. Ma puissance m’étonnait moi-même ! »

En pratique

Envie de vous lancer ? Commencez par la « respiration de vague », dont les effets peuvent être « impressionnants pour qui n’a jamais pratiqué ». Allongé au sol dans un endroit paisible, respirez profondément par le nez en gonflant votre ventre d’air, retenez le souffle puis faites passer cette « bulle » du ventre au thorax, puis du thorax au ventre, et ainsi de suite, jusqu’à ce que vous ne puissiez plus retenir le souffle. Expirez, laissez votre respiration se calmer, puis recommencez deux fois. Essayez aussi après expiration. « Pour moi, c’est un excellent moyen de dénouer les tensions, commente un élève de l’école de Yoga et Méditation. Physiques, d’abord, au niveau du ventre. Emotionnelles et mentales, ensuite, lorsque la sensation remonte vers la poitrine et la tête. »
« Si vous combinez cette pratique à la respiration alternée, les effets seront encore plus sensibles », poursuit Christian Möllenhoff. Assis le dos droit, aussi confortablement que possible, en tailleur, lotus ou demi-lotus, restez immobile quelques minutes. Une fois le calme établi en vous, posez l’index et le majeur de la main droite sur votre front. Fermez la narine droite avec le pouce, puis inspirez lentement par la narine gauche. Fermez-celle-ci avec l’annulaire, libérez la narine droite, et expirez doucement. Recommencez en sens inverse : inspiration par la narine droite, expiration par la gauche. Faites six autres cycles, sans vous arrêter. A mesure que l’exercice devient plus facile, augmentez jusqu’à onze cycles, puis tâchez de ralentir la respiration, de la rendre fluide et régulière.
Pour aller un cran plus loin, retenez le souffle après chaque inspiration, selon un rythme précis : comptez deux temps pour l’inspiration, huit pour l’apnée, quatre pour l’expiration. Faites cinq cycles. Quand vous êtes à l’aise, comptez trois, douze, six. Puis quatre, seize, huit… L’inconfort au départ est inévitable. Essayez de rester détendu, ne vous mettez pas la pression. Et concentrez-vous sur le compte des respirations, pour éviter que les pensées s’agitent et « consomment du Prana ». Si votre mental s’évade, revenez au souffle. « C’est le sésame d’une pratique calme et efficace », dont les bénéfices se feront rapidement sentir.
« Guidé par un bon professeur, on peut les ressentir dès la première fois », encourage Christian Möllenhoff, mais leur pérennisation passe par la régularité : « Pratiquer une fois par semaine, c’est déjà un bon début. » Tous les jours, c’est encore mieux, de bon matin à jeun ou à distance d’un repas, car « il est impossible de respirer lentement et de bien retenir le souffle si l’on n’a pas digéré ». A vous de jouer : expérimentez, observez combien la pratique change la face de votre journée. Petit à petit, elle pourrait même faire émerger d’autres perceptions, ouvrant à une nouvelle approche du réel… Mais ça, à chacun de le découvrir.

La sophrologie et la grossesse

Toute future maman vit des instants d’angoisses et d’inquiétudes face à la grande aventure de la naissance. Grâce à la sophrologie prénatale vous apprendrez à écouter votre corps et accepter les modifications corporelles, profiter de cette période riche en émotions, apprivoiser vos peurs liées à l’accouchement et surtout créer un lien privilégié avec votre bébé. Vous apprendrez à vivre pleinement cette belle étape et préparerez sereinement l’arrivée de votre bébé.

Quels sont les effets bénéfiques de la sophrologie?

La sophrologie aide tout d’abord à mieux vivre sa grossesse psychologiquement, en apprivoisant les angoisses que l’on a par rapport à l’accouchement.

Elle permet aussi de mieux la vivre physiquement car avec la relaxation, les maux de dos et autres douleurs sont apaisées. En plus, on peut refaire toute seule les exercices à la maison, dès qu’on en ressent le besoin ou tout simplement l’envie.

Mais là où la sophrologie se révèle la plus impressionnante, c’est bien le jour de l’accouchement à force de l’envisager et de l’anticiper d’une manière positive, toujours dans le calme le plus profond, on y est familiarisé!

Sans oublier que la maîtrise de la respiration permet de réellement contrôler la douleur. Donc tout en permettant de vivre une grossesse zen et confiante, la sophrologie permet aussi de maîtriser son accouchement, physiquement et mentalement!
Enceinte.com – La sophrologie

Source: La sophrologie et la grossesse > Sophrologie-actualite.fr, toute l actualité de la sophrologie.

La sophrologie vient en complément de la préparation dispensée par la sage-femme et ne peut en aucun cas la remplacer.

Le corps, reflet de l’esprit ?

Avant d’être un état physique défini comme « absence de maux », la santé peut se concevoir comme une cohérence entre nos actes et nos aspirations profondes. Au fil de centaines de consultations, Michel Odoul a élaboré une approche de cet équilibre de l’âme, entre corps et esprit.

INREES | Le corps, reflet de l’esprit ?.

Ce que dit la science de l’énergie

D’après un entretien avec le Dr Thierry Janssen paru dans la revue « Nouvelles Clés » Mars 2006.

Pour le Dr Thierry Janssen, auteur de La Solution intérieure, un ouvrage remarquable – qui fait la synthèse entre toutes les données scientifiques sur le corps, les émotions, les croyances, les pensées et même l’âme ! -, la « notion floue » d’énergie vitale a justement l’immense mérite de permettre de faire le lien entre les différents niveaux de l’être.
Formé en Belgique, en France et aux États-Unis, le Dr Thierry Janssen est spécialisé en gynécologie et en urologie.
Très tôt cependant, la spécialisation à outrance de la médecine occidentale le choque. Sensible aux approches transdisciplinaires et aux médecines différentes, il s’engage dans une recherche à la fois scientifique et humaniste, qui l’amène à publier plusieurs ouvrages proposant une vision holistique – dont le dernier, La solution intérieure, est paru en 2006 (éd. Fayard). Pour lui, tout être est un dans ses différentes composantes : physiques (sensations et perceptions), émotionnelles (émotions manifestées physiquement et sentiments éprouvés mentalement), intellectuelles (raisonnement). Or, ce qui exprime le mieux la réunion harmonieuse du corps, de l’âme et de l’esprit est, selon Janssen, une notion extrêmement vague et même galvaudée, mais pour l’instant irremplaçable : l’énergie vitale. Nous nous sommes entretenus avec lui sur ce paradoxe.

Nouvelles Clés : Le mot « énergie » revient dans toutes les bouches. Mais de quoi parle-t-on exactement ?

Thierry Janssen : Dans nos systèmes de pensée médicaux occidentaux, basés sur un dualisme dichotomique entre corps et esprit, nous n’avons plus de modèle pour exprimer le lien qui existe entre les deux – et entre toutes choses finalement. Les approches qui se veulent holistiques sont obligées, dirait-on, d’aller chercher des modèles en Extrême-Orient, parce que là-bas, la pensée n’ayant pas été dans cette voie de dichotomie, elle a gardé une manière d’exprimer le continuum entre corps et esprit – et entre tous les niveaux du vivant. Or, on constate que, tant du côté de la Chine que de l’Inde, cette liaison est résumée sous la forme de concepts que l’on traduit chez nous par « énergie ». Les Chinois parleront du qi, les Indiens du prana, et nous, Occidentaux, nous avons beaucoup de mal à comprendre, cherchant à savoir s’il s’agit d’une énergie électromagnétique, ou nucléaire, ou mécanique, ou calorique… Et nous ne trouvons pas. Nous devrions nous rappeler qu’énergie vient du grec energia, qui veut simplement dire « force en action ». Ce concept flou permet à toutes ces médecines plus intuitives et holistiques – justement grâce à son imprécision – de montrer qu’elles agissent à tous les niveaux de l’individu, sans le cloisonner. C’est un continuum entre matière et pensée. Selon l’équation d’Einstein, E = MC2, il y a équivalence entre matière et énergie, celle-ci se présentant tantôt comme « en réserve », tantôt comme « en action », tantôt comme les deux à la fois. C’est ce que veulent nous montrer les médecines orientales. Quand elles agissent sur le qi ou le prana (par l’acupuncture, ou les exercices respiratoires du yoga, ou le qi qong et son dérivé taï-chi), elles permettent une fluidité parfaite entre tous les niveaux de l’individu, entre sa pensée et son intellect, entre sa détente mentale et sa relaxation corporelle.

N. C. : Mais la vision scientifique d’aujourd’hui ne distingue-t-elle pas, d’une part, la matière/énergie (E=MC2), d’autre part, l’information (d’énergie nulle et donc démultipliable à l’infini) ? D’ailleurs, ne retrouve-t-on pas là un savoir ancien : ainsi, quand j’ai la sensation de « manquer d’énergie », je dis : « J’aimerais retrouver la forme » – or, la forme, c’est de l’information, pas de la matière/énergie !

T. J. : Oui ! Et j’ai justement le sentiment que l’Occident et la médecine occidentale trouveront leur nouveau souffle quand ils accepteront de se mettre à l’ère… où nous sommes déjà, c’est-à-dire à l’ère de l’information. Or, c’est très curieux : la médecine n’en est pas encore là. Elle utilise certes des instruments « informatiques », mais dans sa vision profonde, l’inertie la maintient dans l’ère précédente, qui était mécanique. Pour reprendre votre question, E=MC2, c’est l’idée que la matière est de l’énergie condensée, et le principe organisateur de cette matière/énergie est en effet de l’information. Donc matière, énergie et information sont trois façons d’aborder la nature des choses. Et il est amusant de voir que le problème de l’Occident, qui est en même temps son avantage, c’est qu’il a éprouvé le besoin d’explorer chacune de ces facettes le plus loin qu’il a pu, séparément du reste. Ce faisant, il a réussi à développer la science et toutes les technologies modernes, mais il s’est aussi enfermé dans des modes d’existence et d’expérience cloisonnés. Les Extrêmes-Orientaux n’ont pas atteint notre niveau technologique, précisément parce qu’ils n’ont jamais séparé comme nous la nature des choses en concepts distincts. L’avantage de cette limite, c’est qu’ils n’ont pas perdu le continuum et qu’ils interviennent, avec un seul outil (qi, prana… ou pneuma comme nos anciens Grecs), simultanément aux différents niveaux de l’être. Cette convergence, c’est ce que notre psycho-neuro-immunologie commence à retrouver, montrant comment on passe du psychisme au système nerveux, puis descendant jusqu’à l’expression cellulaire et génétique du corps.

N. C. : Quand je suis épuisé, surtout moralement, une simple information – par exemple un coup de fil amoureux – peut me redonner instantanément toute mon énergie, au point que je vais traverser la ville en courant ! N’est-ce pas le signe qu’en réalité, je n’ai jamais « manqué d’énergie », mais que celle-ci trouvait en moi un barrage, qui l’empêchait de circuler ?

T. J. : Mon premier chapitre parle du placebo, avec lequel nous avons beaucoup de mal dans la médecine occidentale. On ne peut comprendre comment un comprimé de sucre ou une attitude positive influencent la santé du corps que si l’on accepte d’abandonner le concept cartésien de séparation. C’est très simple quand on voit les manifestations de la pensée dans notre corps : une bonne nouvelle peut effectivement suffire à nous donner une montagne d’énergie ; inversement, en une fraction de seconde, un autre coup de fil peut nous jeter dans un malaise insupportable et nous vider. En termes biochimiques, on constate aujourd’hui qu’effectivement, quand on a des pensées positives et que le cerveau gauche est plus mobilisé, on active plus facilement le système parasympathique de la relaxation – et donc on a des sécrétions de molécules qui vont dans le sens de la réparation et de la récupération. Alors que quand on est dans des pensées négatives, on active plutôt son cerveau droit, qui va stimuler les glandes surrénales et tout le système orthosympathique du stress, avec l’adrénaline (pour s’enfuir ou combattre) et le cortisol (pour activer les défenses immunitaires), ce qui conduit finalement à un épuisement de l’individu. Donc une pensée ou une intention négatives auront pour répercussion physiologique une perte de potentialité d’action, alors qu’une pensée ou une intention positives relèveront au contraire cette potentialité. Et de nouveau, on ne peut pas préciser s’il s’agit d’énergie psychique ou d’énergie physique, puisque les deux sont étroitement liées.

N. C. : Vous placez les pensées positives dans le cerveau gauche et les négatives dans le droit ? Je ne connaissais pas ce découpage-là !

T. J. : Ce sont notamment les récents et extraordinaires travaux de Richard Davidson, qui ont montré qu’un contexte négatif ou dépressif provoque une activation préférentielle du cortex préfrontal droit. À l’inverse, des émotions positives nous font activer notre cortex préfrontal gauche. Considérant l’évolution du cerveau au cours des millénaires, il est de plus en plus admis que le cerveau droit est antérieur au gauche. Il est d’ailleurs un peu plus gros et plus vite formé chez le bébé. Les bébés sont plus facilement dans des émotions négatives, peurs, pleurs, malaises, douleurs, que dans des émotions positives. Pourquoi ? Probablement parce que les émotions négatives sont les signaux d’alerte du corps en danger, donc propres au nouveau-né et apparus au début de notre évolution, quand la question était de survivre dans un contexte dangereux, où il était vital d’avoir peur ou de se mettre en colère, pour fuir ou combattre. Ce n’est que plus tard, semble-t-il, que l’évolution nous a apporté un lot d’émotions positives, grâce auxquelles nous parvenons à vivre en groupe, à créer des relations, à aplanir des conflits, à obtenir une cohésion sociale. Aux États-Unis, des tas de laboratoires s’intéressent désormais beaucoup à cette approche, évidemment soutenus par le courant de la psychologie positive. À sa façon, l’Occident commence donc lentement à comprendre toute une cascade de faits dont il ne voyait pas les liens jusqu’ici… C’est drôle, récemment j’ai fait une conférence devant des neurologues, qui ont ouvert de grands yeux et sont venus me dire à la fin : « Tout ce que vous avez dit est vrai, nous ne le savons par la pratique, mais nous n’avions jamais fait le lien. » La plupart n’avaient jamais ouvert un livre de psycho-neuro-immunologie ! Cela m’attriste que, dans ma culture, à force d’approfondir les détails, on ait à ce point oublié de faire les liens. Le Prix Nobel Linus Pauling disait : « L’important, c’est le lien. »

N. C. : Éclairez-nous donc sur un lien très quotidien. On dit qu’un produit de l’agriculture biologique est « énergétiquement plus vivant » qu’un produit de l’agriculture chimique. Pour vous, médecin et scientifique, cela a t-il un sens ?

T. J. : Oui, en référence au principe de cohérence, qui va devenir central, je crois, en science, mais aussi en philosophie et en spiritualité. On sent aujourd’hui, que dès qu’il quitte sa cohérence, tout système, biologique ou pas, perd de la « vitalité », c’est-à-dire de sa potentialité et de sa force en action. Exemple psychologique : quelqu’un qui n’est plus cohérent avec lui-même, qui trahit ses intentions et ses aspirations profondes, entre en dépression et perd son énergie : il ne fait plus rien, reste dans son lit, voit l’avenir en noir, aplatit la vie. Dès que le thérapeute parvient à le remettre dans son système de cohérence, son énergie revient : il peut de nouveau agir dans le monde et sa pensée redevient créative. Malheureusement, aujourd’hui (il nous faut voir les limites de notre culture), l’Occident mondialise une vision prétentieuse de l’être humain, qui prétend se placer en dehors de la matière, notamment depuis le Siècle des Lumières, quand le philosophe John Locke disait : « La négation de la nature est la voie du bonheur. » Nous vivons toujours dans cette optique, où nous croyons que nous devons dominer la nature, la contrecarrer, l’empêcher de suivre ses cycles naturels. Ce faisant, nous créons des incohérences dans les systèmes naturels et nous leur enlevons de la vitalité, à tous les niveaux : mécanique, énergétique, intentionnelle – car tout être vivant a, profondément en lui, une intention, une sorte de logique de cause à effet… que le bouddhisme éclaire de façon intéressante. On pourrait dire qu’il y a risque d’incohérence dès que nous intervenons dans la loi de cause à effet et que nous provoquons des manifestations illogiques.

N. C. : Pour déborder d’énergie, il faut donc se connaître soi-même ?

T. J. : Absolument. Et bien définir quels sont nos besoins essentiels. Cela peut prendre une vie (d’où le titre de mon premier livre, Le travail d’une vie), d’aller jusqu’au fond de se soi, pour comprendre quel est l’essentiel singulier auquel nous devons répondre en nous, quelle est notre essence, autrement dit où s’allume notre vitalité profonde (l’essence ne fait pas seulement tourner les moteurs de nos voitures !). Si je m’imagine que mon essence est de passer du bon temps dans des lieux à la mode, je risque de perdre ma vitalité profonde si, en réalité, ma cohérence est ailleurs. Les lieux à la mode sont d’ailleurs remplis de gens qui consomment du prozac ! Pour le thérapeute qui soigne des gens très malades, il est souvent évident qu’ils ont choisi des voies de vie trop éloignées d’eux-mêmes. Si on leur permet de retrouver, couche après couche (parce qu’on triche avec soi-même depuis longtemps), leur intention profonde, ils gagneront en cohérence et donc en vitalité. À l’inverse, on est stupéfait de voir certains grands artistes, même âgés, déployer une énergie créatrice prodigieuse, travaillant nuit et jour, au-delà du concevable : c’est qu’ils sont en cohérence puissante avec ce qu’ils sont profondément. Et ça peut déplacer des montagnes ! D’un certain point de vue, oui, la vraie nature de cette « énergie » est de l’information. Une information globale, que plus tard, le public de l’oeuvre en question recevra comme un choc hyper complexe, qu’il faudra des années pour analyser !

 
Propos recueillis par Patrice van Eersel.
Cet article a été diffusé la première fois dans le magazine Nouvelles Clés n° 49, en mars 2006.

La méthode Simonton au service de l’Etre

La méthode Simonton s’apparente tout à fait à la sophrologie autant par sa philosophie que par les outils employés.

En effet, Carl et Stéphanie Simonton n’étaient pas sophrologues, mais ils ont redécouvert aux travers de leurs observations et de leurs expériences les principes de la sophrologie.

« Cette méthode a été développée à son origine pour les malades atteints de cancer en tant que soutien complémentaire aux traitements médicaux existants. Actuellement, elle est utilisée non seulement pour les personnes atteintes de maladies diverses mais aussi pour les personnes souhaitant rester en bonne santé. Elle s’adresse à l’être humain dans sa globalité, à son corps, son âme et son esprit intimement liés et interdépendants et qui forment un tout. »Inge Bergmeister

La philosophie de cette méthode

Elle est basée sur une prise de conscience et la recherche d’une meilleure qualité de vie, comprenant la joie et la douceur. Pour ce faire, les points importants sont:

1. Se centrer sur ce qui va et non sur ce qui ne va pas, sans s’attacher au résultat – Lâcher prise, intégrer vie et mort, santé et maladie.

2. Reconnaître ses besoins essentiels et chercher à les satisfaire – Valoriser et respecter ses propres limites et accepter la réalité.

3. Identifier ses émotions, développer une compétence émotionnelle – Reconnaître ses émotions et les croyances dont elles découlent et apprendre à les transformer.

La psycho-neuro-immunologie a démontré que le stress est défavorable à la santé. Si des émotions telles que la peur, le désespoir, le ressentiment, etc., peuvent créer un terrain propice au développement de tumeurs ou d’autres maladies, en revanche la joie, la recherche du bien-être à travers le calme, la paix, la douceur, la confiance et l’espoir peuvent enrichir une personne et influencer favorablement sa guérison et sa qualité de vie.

Cette méthode est fondée sur quatre axes principaux

1. Détente, relaxation et visualisation – Prendre contact avec son corps, trouver la paix intérieure, visualiser, imaginer les processus de guérison

2. Gestion du stress – Identifier les sources de stress et apprendre à les gérer plus efficacement

3. Emotions, croyances et certitudes – Reconnaître ses croyances malsaines et les transformer en croyances saines. Les peurs face à la maladie et à la vie en général, les révoltes, la culpabilité, la mésestime de soi sont des émotions issues de croyances ou de certitudes. La mise à jour de ces croyances malsaines puis leur transformation en croyances saines fondées sur la réalité permet de porter un regard différent sur les événements. Les ressentis émotionnels se modifient alors agréablement et offrent la possibilité de vivre plus sereinement.

4. Objectifs de vie – Définir sa ou ses raisons de vivre, donner un sens à la vie et établir un plan fixant des objectifs agréables atteignables sur 2 ans; cette façon de faire met en relief les éléments susceptibles d’amener de la joie dans sa vie tout en respectant un rythme adapté à chacun.

La méthode Simonton propose des outils pour (re)découvrir son être profond, ses aspirations, ses valeurs et vivre en accord avec soi-même dans un climat incluant la joie et la douceur. Se relier à sa nature profonde offre au corps la possibilité de fonctionner d’une manière plus naturelle et plus saine et peut influencer favorablement la guérison. Aux personnes en bonne santé, cette méthode propose un outil de prévention et de connaissance de soi, aux personnes malades, un chemin vers la guérison et à tous, une amélioration de la qualité de vie.

Un travail supplémentaire sur la mise à jour des valeurs personnelles et leur développement accompagne favorablement la recherche de son être profond.

simonton

Pourquoi agir sur nos émotions? Le dialogue corps-esprit:

Au cours de son histoire, la science avait identifié et étudié deux systèmes qui tissent des connections entre corps et esprit: le système nerveux et le système endocrinien. C’est assez récemment que le système immunitaire, qui joue un rôle prépondérant dans le maintien de la santé, a été mieux compris car il se compose de cellules qui parcourent l’ensemble de l’organisme et de médiateurs chimiques difficiles à localiser. Le maillage des liens entre la conscience (psycho), le système nerveux (neuro) et les mécanismes de défense de l’organisme (immunologie) est aussi complexe.

Au début des années 70, l’équipe de Carl Simonton avec son étude sur la survie des patients et deux chercheurs américains, Ader et Cohen, produisirent des travaux remarquables sur la psycho-neuro-immunologie. Cette discipline récente vise à mettre en lumière les interactions existant entre les pensées, les émotions, le psychisme et le corps physique dans le processus thérapeutique. Cette science étudie et démontre le lien très étroit existant entre les systèmes immunitaire, endocrinien et neurologique, les molécules, le fonctionnement psychologique ou la psyché (à voir!) et comment ces différents domaines sont étroitement reliés et dépendants les uns des autres.

Une certitude scientifique

Dans les plus grands laboratoires du monde et les universités les plus prestigieuses, on a pu démontrer clairement que le cerveau influence le système immunitaire et qu’à son tour, celui-ci agit sur le cerveau. Le Dr. Michael Irwin, directeur du centre de psycho-neuro-immunologie de l’Université de Los Angeles (UCLA) déclare: “le dialogue corps-esprit occupe désormais une place essentielle dans la compréhension de l’homme”. Le langage de ce dialogue biologique a été décodé. Il s’agit de petites molécules appelées neuropeptides qui sont libérées et capturées aussi bien par les cellules nerveuses que par les cellules immunitaires et endocrines.

Les scientifiques constatent que la psyché dialogue en d’incessants allers et retours avec le corps par d’innombrables messages. L’équilibre de l’organisme est dynamique et non statique, par conséquent, il doit s’adapter aux changements de son environnement. Stress, contraintes, peurs, douleurs, émotions agréables ou désagréables bousculent l’équilibre de l’organisme à un niveau très subtil, en deçà de la molécule et de la biochimie. On sait désormais que le stress négatif contribue à affaiblir ou à dérégler le système immunitaire et donc qu’il exerce une influence défavorable sur la santé. On a pu observer par exemple que des personnes sous stress chronique sont beaucoup plus sensibles au virus de la grippe que les autres.

Le corps, mémoire intelligente

Depuis la fin des années 80, des techniques sophistiquées, regroupées sous le nom d’imagerie fonctionnelle par résonance magnétique IRM, permettent de “voir” ce qui se passe quand le cerveau travaille sous différents modes: détente, stress, peur, prière, souvenir, émotion, etc. Grâce à cette technologie de pointe, il a finalement été prouvé de manière tout à fait scientifique ce que tant de savants et de chercheurs d’antan avaient pressenti ou découvert empiriquement sans pouvoir le démontrer d’une façon absolue. Le “cerveau émotionnel” (système limbique, hypophyse, hypothalamus) contrôle tout ce qui régit le bien-être psychologique et une bonne part du bien-être corporel. Mais ce cerveau émotionnel est extrêmement sensible et, par conséquent, vulnérable. Il peut entraîner des dysfonctionnements sérieux. La plupart des désordres émotionnels ont pour origine des expériences désagréables ou douloureuses vécues dans le passé. Ces expériences sont imprimées dans l’inconscient et influencent le ressenti, le comportement, l’état général de la personne. Le cerveau et le corps n’oublient rien. Les émotions non exprimées sont mémorisées, stockées, encapsulées et peuvent ressurgir à n’importe quel moment, même des années après l’évènement traumatique, provoquant malaise et maladie, voire la mort dans les cas graves.

La pensée créatrice

Le cerveau émotionnel est peu perméable au langage et à la raison. Il l’est beaucoup plus aux images, aux produits de l’imagination. Tout ce qui tourne en permanence dans la tête − images, pensées, sentiments − influence le rapport au monde, les humeurs, les émotions et sensibilise plus ou moins aux agents stressants, externes ou internes. C’est pourquoi la méthode Simonton utilise la relaxation, la visualisation, l’imagination, la pensée saine, etc.

En psycho-neuro-immunologie, la découverte la plus récente et la plus importante est celle du lien entre notre système nerveux et nos globules blancs (nos cellules de défense, aussi appelées lymphocytes); ceux-ci portent à leur surface des récepteurs nerveux directs qui répondent aux stimulations nerveuses, les neurorécepteurs. Grâce à ces neurorécepteurs, un message peut être transmis instantanément du cerveau à nos globules blancs, autrement dit aux mécanismes de défense de base de notre organisme.

Outre cette connexion neurologique à effets immédiats, il existe aussi un autre système aux effets plus lents et plus variables: le système endocrinien qui fonctionne par le canal des voies hypothalamo-hypophysaire et adrénalique. Par conséquent, le système nerveux et les substances chimiques libérées dans le flux sanguin par le système endocrinien provoquent la libération de diverses substances (corticoïdes et autres hormones actives) qui influencent l’activité cellulaire et le fonctionnement génétique. C’est à travers cette voie biochimique stable et continue que nos émotions, nos pensées et nos attitudes influencent directement l’activité de nos globules blancs.

Si l’on admet que des émotions telles que la peur, le désespoir, le ressentiment, etc., peuvent créer un terrain propice au développement de tumeurs, la joie, le bien-être et le calme, la douceur, la confiance et l’espoir peuvent enrichir une personne, influencer favorablement le cours de sa maladie et l’amener vers la guérison.

La Méthode Simonton permet de mieux comprendre comment influencer sa santé et la guérison et comment se donner les moyens d’y parvenir.

 Source: http://universite-libre-des-valeurs.fr/index.php?id=decouverte0

La Science de la Guérison

The living Matrix

Un Nouveau film sur la Science de la Guérison

Ce film est le premier à rassembler des chercheurs académiques et indépendants, des praticiens, des journalistes scientifiques – tel que le biologiste anglais le Dr. Rupert Sheldrake, le Dr. Bruce Lipton, et l’astronaute le Dr. Edgar Mitchell – dont les travaux scientifiques mettent en évidence le rôle significatif de la bioénergétique et la physiologie humaines.
Dans le documentaire, ils explorent les principes de la bioénergétique du champ corporel humain. Au travers d’entretiens avec ces spécialistes mondiaux les plus respectés et des animations 3D, nous entrons dans les profondeurs des structures du corps humain illustrant parfaitement comment la biologie quantique a une influence sur notre santé.

De la physique quantique à la thérapie informationnelle en passant par le champ corporel humain et à la cohérence cardiaque, ce film explore des idées novatrices au sujet de la santé. Des scientifiques, chercheurs, journalistes et des thérapeutes holistiques partagent leurs connaissances, leurs expériences et leurs visions.

Guérison fondée sur la science ou « guérison miraculeuse » ?

Dans le film, des chercheurs et praticiens révèlent les théories scientifiques sous-jacentes aux guérisons alternatives et offrent leurs perspectives sur le changement de paradigme dans la santé que peuvent apporter ces nouveaux concepts.

Manifestez votre pouvoir grâce à l’information !

Grâce aux recherches les plus récentes, découvrez comment mobiliser votre propre pouvoir d’auto-guérison, et transformez votre vision sur la santé, le bien-être et comment les conserver.

Un nouvel éclairage sur notre corps, notre esprit et la santé

Ce film est le premier documentaire présentant des chercheurs, journalistes scientifiques et praticiens de renommée internationale sur le thème des champs d’énergie et d’information dans le domaine de la santé.
Il révèle les dernières découvertes scientifiques qui remettent en question notre conception même de l’être humain et de son fonctionnement, et mettent en évidence l’influence des mécanismes bioénergétiques dans la biologie et la guérison. Ce ne sont pas les gènes qui gouvernent nos cellules mais bien « le Champ » qui nous entoure et nous pénètre ! Mais qu’est-ce que ce « Champ » ? Comment influence-t-il notre corps ?

C’est dans cette aventure que nous emmènent le Dr. Rupert Sheldrake concepteur de la théorie des champs morphogénétiques, le Prof. Fritz Albert Popp, découvreurs des Biophotons, ou encore le Dr. Bruce Lipton, le guérisseur et praticien de la Reconnexion Eric Pearl et bien d’autres…

De la physique quantique à l’influence de nos pensées, de nos intentions et de nos croyances sur notre santé, de la cohérence cardiaque au concept de champ corporel humain, The Living Matrix explore de manière synthétique et claire des idées passionnantes et novatrices au sujet de la santé.

Des témoignages de guérisons spectaculaires et des animations 3D viennent compléter ce film qui participe magnifiquement au changement de paradigme qui se produit en ce moment dans le domaine de la santé et du soin.

http://www.filmsdocumentaires.com/films/1007-the-living-matrix

 http://openyoureyes.over-blog.ch/article-the-living-matrix-docu-vostfr-104887166.html

 

Mieux vivre la fibromyalgie avec la sophrologie

 

La fibromyalgie  se caractérise par des douleurs diffuses, une fatigue chronique, un état de  stress et d’anxiété. Des symptômes qui peuvent être efficacement soulagés par  la pratique de la sophrologie. 

Grâce  à différentes techniques de relaxation et de méditation, la sophrologie aide  les personnes atteintes de fibromyalgie à se relaxer sur les plans physique et  moral. Elle leur apprend à ne plus subir leur douleur et peut améliorer notablement leur qualité de vie.

Mieux vivre la fibromyalgie avec la sophrologie – Doctissimo.

Allo, Docteur !  sur France 5 

http://www.sophrologie-actualite.fr/2014/09/05/fibromyalgie-et-sophrologie/

 

La respiration, fondement de vie

Videz-vous de tout.
Laissez le mental s’immobiliser.
Alors, les mille choses émergent et disparaissent d’elles-mêmes pendant que l’Être observe.
Elles évoluent et arrivent à maturité pour ensuite retourner à la source.
Et revenir à la source, c’est retrouver l’immobilité, qui est le propre de la nature…

Lao Tseu, Dao De Jing

La respiration, faite des deux mouvements fondamentaux que sont l’inspiration et l’expiration, est un des grands miracles de l’existence. Non seulement la respiration donne libre cours aux énergies vitales, mais elle constitue également une voie de guérison qui mène aux plus infimes recoins de notre être (respiration holotropique, respiration consciente, rebirth, Qi Gong). Quand nous inspirons totalement, nous nous emplissons des énergies vitales. Quand nous expirons totalement, nous nous vidons et nous nous ouvrons à l’inconnu. Et quand nous approfondissons notre conscience du rythme fondamental et toujours changeant de la respiration, nous activons notre propre pouvoir de guérison et découvrons l’énergie de l’intégralité.

Respirer, c’est vivre. Mais respirer totalement, c’est vivre totalement, c’est actualiser toute la gamme et tout le pouvoir de notre potentiel inné de vitalité dans tout ce que nous percevons, sentons, pensons et faisons. Malheureusement, peu de gens respirent totalement. Nous avons perdu la capacité de respirer « naturellement » que nous possédions quand nous étions des bébés et des enfants. La respiration superficielle chronique réduit la capacité de fonctionnement de notre système respiratoire à seulement un tiers de son potentiel, diminue les échanges gazeux et par conséquent, la production d’énergie dans nos cellules. Elle nous prive des nombreux bienfaits que la respiration peut avoir sur nos organes internes, nous coupe de nos véritables émotions et amène déséquilibre et maladie sur tous les plans de notre vie.

De tous les enseignements anciens et modernes qui ont exploré la signification profonde de la respiration dans la vie des humains, les traditions taoïstes en provenance de la Chine, traditions qui constituent une façon de vivre et non pas une religion, offrent une des méthodes les plus pratiques et judicieuses de l’emploi de la respiration pour accéder à la santé et au bien-être. Une des raisons à cela, c’est que depuis les débuts du Taoïsme, à l’époque où régnait l’Empereur jaune (Huang Ti), environ 2 700 ans avant Jésus-Christ, les objectifs concernant la santé et la longévité n’étaient jamais dissociés des objectifs d’évolution spirituelle et d’immortalité. Les Taoïstes ont réalisé qu’une vie longue, en santé et pleine de vitalité est non seulement un objectif intelligent, mais également un soutien important pour l’objectif, plus ardu, d’évolution spirituelle et d’indépendance. Avec plus de 4 000 ans d’expériences faites sur leurs propres énergies physique, émotionnelle, mentale et spirituelle grâce à des positions et mouvements précis, des massages, des visualisations, des sons, des méditations, des régimes alimentaires et bien d’autres éléments pratiques, les Taoïstes ont observé que la respiration naturelle – c’est-à-dire la respiration qui s’effectue selon les lois véritables de l’organisme humain – avait une influence énorme sur la quantité et la qualité de ces énergies, et par conséquent sur la qualité et la direction de notre vie.

On pourrait dire, comme l’ont fait certains maîtres taoïstes et d’autres maîtres, que puisque la respiration naturelle est naturelle, tout effort pour respirer naturellement va à l’encontre du but recherché. Selon eux, quand l’esprit se calme et se vide, la respiration naturelle se fait automatiquement. Si l’on s’en tient à cette affirmation, cependant, le problème n’est pas résolu. On se retrouve confronté à une autre question : quelles sont les conditions qui nous permettent de calmer et de vider notre esprit? Que devons-nous faire personnellement pour y arriver? Il est inutile de faire passer le problème du corps à l’esprit ou de l’esprit au corps: la respiration naturelle sous-entend la participation des deux.

Quand la respiration naturelle fait partie de notre vie, il est bien sûr question de ce que nous faisons mais aussi – et peut-être surtout – de comment nous le faisons. Les techniques taoïstes de respiration nous permettent d’explorer les lois physiologiques et psychologiques de notre entité psychocorporelle – par des impressions qui viennent directement de la conscience intérieure claire que nous avons de notre corps. Ainsi, nous pouvons apprendre ce que calmer et vider l’esprit veut dire. Peu importe la façon dont nous vivons ou dont nous faisons (ou ne faisons pas) les choses, nous faisons toujours quelque chose. Nous sommes constamment en train de nous exercer à quelque chose, ne serait-ce que répéter mécaniquement et enfouir encore plus profondément les habitudes étriquées et souvent malsaines de l’esprit, du corps et des perception qui façonnent notre vie. Pour retirer un réel bénéfice des exercices de respiration, il faut les aborder le plus consciemment possible, prendre soin d’en comprendre le but, d’en ressentir l’essence et de percevoir leurs effets sur tout notre être.

Par la respiration consciente, il est possible de prendre conscience par le senti des nombreuses attitudes étriquées et inconscientes que nous adoptons face à nous-mêmes et au monde, et de nous en libérer. Ces attitudes engendrent du stress et des problèmes dans presque toutes les sphères de notre vie. Ce sont souvent ces mêmes attitudes, profondément enfouies dans notre cœur, notre esprit et notre corps, – et révélées et entretenues par notre respiration – qui réduisent notre niveau de présence, restreignent notre force vitale et nous empêchent de vivre consciemment une vie saine, en harmonie avec nous-mêmes, avec les autres et notre milieu de vie. Selon Lao Tseu, si nous réussissons un tant soit peu à « faire respirer » cette image étriquée que nous avons de nous-mêmes et si nous vivons en fonction de notre totalité, bien des problèmes disparaîtront d’eux-mêmes.

Nous apercevoir et nous libérer de ce sentiment étriqué que nous avons de nous-mêmes, c’est nous ouvrir aux immenses forces de guérison et aux puissantes énergies qui créent et entretiennent la vie en nous. C’est faire nous-mêmes l’expérience de la façon dont les substances alchimiques matérielles et les idées magiques de l’esprit sont liées dans la danse harmonieuse et transformatrice du Yin et du Yang, cette polarité dynamique d’opposés à partir de laquelle toute vie émerge. C’est aussi faire l’expérience, ici et maintenant, du retour au vide et au silence premiers et immenses du Wu Chi, ce grand tout, que certains qualifient de vide quantique, qui est la source de notre être et de notre bien-être. Seule notre respiration peut nous guider tout au long de ce remarquable voyage à l’intérieur de nous.
Alors, on respire ?

Annie Ollivier

http://chikungminceur.over-blog.com/article-la-respiration-fondement-de-vie-94934770.html