Le Bien-Etre et l'Harmonie pour l'Unité de Soi et Vivre en Conscience

Archives de la catégorie ‘A méditer’

La liberté d’être par Meena Compagnon

Dans une société où les habitudes, les conditionnements, les jugements, sont devenus les balises d’une humanité endoctrinée qui agit et interagit à travers des  automatismes inconscients et rassurants, la liberté d’Être semble bien audacieuse.

Si audacieuse qu’elle crée des peurs, voire même des actions de répression par ceux que les chemins déjà tracés rassurent dans le déni de leur propre liberté.
Mais c’est bien là que le bas blesse pour les infirmes du bonheur.

La liberté d’Être est synonyme de Joie, d’expansion, de nouveauté et d’abondance.
Insulte suprême pour ceux qui ont été façonnés à croire que la vie doit être difficile, grave, sérieuse et étriquée.
Nourriture intellectuelle dont le mental et l’égo se nourrissent, arrosée de sauce « il faut et il ne faut pas» et « tu dois et tu ne dois pas ».

La Liberté d’Être est farouche, indomptable, imprévisible, attractive.
Elle est Vivance, pleine de ressources, irrévérencieuse, et créative comme une Source jaillissante qui ne cesse jamais de couler.
Elle s’accouple du laisser Être. Le laisser Être, c’est cette attitude qui consiste à ne plus se laisser enfermer dans le piège des polarités « pour » et « contre ».
Dans le laisser  être nous ne sommes plus obligés de prendre parti, d’être d’accord ou pas d’accord, de résister ou de s’écraser, de lutter et de s’affirmer.

Le laisser Être ne se nourrit pas des conflits et des oppositions car le Laisser Être est plus grand que cela.
Quand on commence à adopter l’idée que tout n’est que point de vue intéressant, nous n’avons  plus besoin d’émettre des jugements et nous pouvons également accueillir les jugements à notre égard comme étant des points de vue intéressants. Ceci nous libère des jeux réactifs de projection, séparation et souffrance qui en découlent et qui peuvent nous amener à nous réduire.
Libéré de l’emprise du mental qui ne fonctionne que dans la dualité, rien ne peut arrêter celui que les jugements n’affectent plus.
Un espace intérieur s’ouvre où la Conscience peut prendre son ampleur et nous propulser dans des sommets orgasmiques de Reliance avec tout ce qui est.
La liberté d’Être nous amène hors des sentiers battus, où peuvent surgir de nouveaux possibles.
Dans le laisser Être nous devenons une méditation en marche connectée et inspirée.

Car la Liberté d’Être, ce n’est pas ni faire ni ne pas faire, ni de prouver notre différence.
La Liberté d’Être c’est suivre le flux d’énergie et de révéler qui nous sommes vraiment au-delà de tout concept.

La Liberté d’Être demande du courage, celui de sortir du troupeau.
Mais quand on s’est engagé sur cette voie et qu’on surfe sur le flux de la vie c’est y résister qui nécessiterait du courage. Car la Liberté d’Être ne suit que son coeur et la conscience. Elle arrose et laisse croître la graine unique que nous sommes et qui ne demande qu’à se manifester et révéler sa magnificence au monde pour  aller plus loin et toujours plus loin dans les infinies possibilités de l’Être.

Site : www.meena-compagnon.com
Contact : meena.goll@free.fr
Livre à paraître en mars : « Apprivoiser le pardon »  Editions le Courrier du Livre

Source : La liberté d’être par Meena Compagnon – Soleil Levant

Neale Donald Walsch: L’amour et la peur, le cercle de la vie

Tout au long de ma vie j’ai eu peur. La peur a dominé beaucoup de mes expériences. J’ai appris à avoir peur dès ma petite enfance. Mes parents et mon environnement m’ont enseigné la peur.

J’ai appris à avoir peur des choses dont mes parents avaient peur. J’ai appris à avoir peur des choses dont ma famille avait peur. J’ai appris à avoir peur des choses dont les gens autour de moi, dont ma culture et mon pays avaient peur. J’ai commencé à avoir peur de ces choses, que j’ai une raison directe d’en avoir peur ou non. La raison pour laquelle j’avais peur de ces choses était que d’autres personnes en avaient peur. Je suis parti du principe que s’ils en avaient peur, je devais moi aussi en avoir peur.

En grandissant, j’ai commencé à me séparer des émotions de ceux qui m’entouraient car je voyais l’impact que cela avait sur leur vie et je ne voulais pas que ça ait le même sur la mienne. J’ai fini par dissocier les expériences des autres des miennes. Cette transformation de mon expérience personnelle de la vie a fait un saut quantique après que j’ai eu mes conversations avec Dieu. Dans ces conversations, il m’a été dit que toutes les expériences de ma vie proviennent d’un de ces deux espaces: l’amour ou la peur. J’ai décidé de vérifier cela et j’en ai profité pour faire une expérience formidable. J’ai décidé de voir si je pouvais transformer arbitrairement mes émotions de la peur à l’amour.

J’ai choisi comme sujet une femme dont j’avais très peur. Je n’avais pas peur d’elle au sens physique du terme, mais plutôt d’un point de vue psychologique. Elle avait un rôle de pouvoir dans la communauté dans laquelle je vivais et dans l’espace dans lequel j’interagissais quotidiennement, cela me donnait l’effet qu’elle avait un grand pouvoir sur ma vie. Elle avait le pouvoir de contrôler des éléments de ma vie, ou tout au moins de les impacter à mon détriment. J’avais peur de ce qu’elle pensait de moi. J’avais peur de ce qu’elle pensait à propos de moi. J’avais peur de ce qu’elle pourrait dire aux autres à mon propos.

J’ai décidé de voir si je pouvais transformer mes émotions au sujet de cette personne, de la peur à l’amour. Par voie de conséquence, je me suis mis à écouter ce que disait cette personne dans ses conversations quotidiennes de façon beaucoup plus attentive. Je me suis mis à observer de très près ce que cette personne faisait dans ses actions journalières. Je me suis retrouvé à appréhender cette personne d’une toute autre façon, en l’observant avec un regard neuf.

En faisant cette expérience, je m’apercevais que j’avais masqué sa réelle beauté sous le florilège de mes illusions à son propos. Une fois que je l’ai vue telle qu’elle était vraiment, et non plus telle que je l’imaginais être dans ma propre vision limitée, elle se transforma comme par magie devant mes yeux. Rien n’avait changé chez elle évidemment, seul mon point de vue à son propos s’était transformé. J’ai commencé à changer ma façon d’interagir avec elle. Ma propre vibration s’est transformée à son contact. Le résultat a été miraculeux. Sa vibration s’est à son tour transformée à mon contact. Elle a commencé à sentir que ma prudence à son égard avait étonnamment  disparue. Et pendant ce temps sa prudence à mon égard s’est aussi estompée. Nous avons commencé à nous regarder l’un l’autre d’une façon dont nous ne nous étions jamais regardés.

Cette expérience m’a transformé. Nous sommes maintenant les meilleurs amis du monde. Nous nous voyons en tant que collègues et collaborateurs. Nous n’avons plus peur l’un de l’autre. Il n’y avait pas de quoi avoir peur depuis le départ, mais j’avais imaginé qu’il y avait quelque chose, et mon imagination l’avait interprété ainsi.

Cette expérience a été étonnante pour moi car elle m’a permis d’expérimenter directement la puissance de cette réalité que toutes les éléments de ma vie viennent d’un espace d’amour ou de peur. Je pensais alors, qu’en serait-il si je transformais ma vision de la peur à l’amour à propos de toutes les choses de ma vie? Je décidais d’étendre mon expérience. Mais d’abord j’avais besoin de regarder comment je pouvais transformer la peur en amour pour n’importe quelle personne,  n’importe quel endroit ou n’importe quelle chose.

En explorant cette question, je réalisais que la première étape pour changer mon positionnement d’un espace de peur à un espace d’amour était de réaliser que les deux espaces sont un seul et unique espace, simplement expérimentés à des niveaux de vibration différents. Permettez-moi de m’expliquer.

Prenez le chaud et le froid. Si nous ne faisons pas attention, nous pourrions imaginer que le chaud et le froid sont deux choses différentes. Nous pourrions parler d’eux comme étant opposés. Et en termes humains relativement normaux, d’aucun pourrait supposer que cette définition est juste. Mais en réalité, le froid et le chaud sont simplement la même chose expérimentée à des degrés différents. Nous parlons d’une condition appelée température. Cette condition peut être expérimentée de multiples façons différentes selon sa vibration. « Froid » est la condition appelée température à une certaine vibration. « Chaud » est une expérience de la température à une toute autre et différente vibration. Rien n’a changé hormis la vibration elle-même. Plus la vibration est haute, plus l’expérience de cette chose appelée température est chaude.

Il en est de même avec cette chose appelée la Vie. Expérimentée à un certain niveau de vibration, la Vie paraît effrayante. Expérimentée à un niveau de vibration plus haut, la Vie paraît tel l’amour. La Vie elle-même est une seule chose. Ce ne sont pas deux choses séparées, mais une seule et unique chose. Jusqu’ici nous expérimentons cette chose unique différemment d’un moment à l’autre selon le degré où nous l’exprimons. Maintenant ce qu’il y a de magnifique à propos de la vie, c’est que nous contrôlons le mécanisme par lequel nous décidons de quel degré nous expérimentons. Nous pouvons tourner le cadran « comme si c’était » à notre propre avantage. Nous pouvons sélectionner une « température émotionnelle » de façon assez arbitraire. Nous faisons cela au travers des mécanismes de pensée, de mot et d’action – les trois outils de la création.

Quand je pense de façon aimante, que je dis les choses de façon aimante, et que je fais ce que l’amour ferait, je transforme littéralement la vibration autour d’une personne, d’un endroit ou d’une chose. Je change ma perception et en même temps je change mon expérience de cette personne cet endroit ou cette chose. Désormais il a été dit que tout le monde peut être aimé. Et si tout le monde aimait tout le monde et faisait des choses aimantes à tout le monde – c’est à dire, si nous nous aimions simplement les uns les autres- toutes les situations négatives de cette planète seraient guéries. Personne ne tuerait autrui. Personne n’abimerait, ne ferait de mal ou ne chercherait à détruire les autres. Personne ne se cacherait des autres. Et personne n’aurait peur des autres, ni ne ferait les choses que la peur encourage.

Tout ce que nous avons alors besoin de faire, c’est de nous positionner sur un espace différent dans la continuité de la vie. La vie est une continuité. C’est un cercle, pas une ligne droite avec un début et une fin. Le cercle de la vie évolue de ce que nous appelons la peur à ce que nous appelons l’amour, dans un flux continu. Ce n’est pas une ligne droite avec la peur à une extrémité et l’amour à l’autre. C’est une réalité circulaire qui navigue de l’une à l’autre dans un mouvement continu où tout n’est qu’un.

Quand nous voyons que la peur et l’amour sont la même chose exprimée à des niveaux différents de conscience, ou de vibration, nous comprenons que le bien et le mal sont aussi la même chose expérimentée à divers niveaux de conscience, ou de vibration. Ceci nous permet de comprendre plus en profondeur le communiqué transmis dans Conversations avec Dieu selon lequel « Hitler est allé au Paradis ».

Quand nous entendons pour la première fois une phrase de cet ordre, nous nous demandons comment une telle chose est possible. C’est seulement quand on voit que tout dans la vie est continuité, et qu’aucune chose n’est séparée d’une autre, que l’on peut comprendre cette affirmation toute en profondeur au sujet de la Réalité Ultime.

Les maîtres sont ceux qui comprennent de telles choses. Par conséquent ils ne jugent pas et ne condamnent pas. A un maître, l’affirmation « Hitler est allé au Paradis » serait une évidence. Bien sûr qu’Hilter est allé au Paradis dirait un maître. Où donc est-ce qu’Hitler aurait pu aller? Qu’y a-t-il d’autre? Désormais, même le Paradis peut être expérimenté de façon cauchemardesque. Cela dépendrait complètement de la perception de l’essence individuelle de la vie et de son évolution au travers des expériences. Cette compréhension n’est exprimée nulle part de façon aussi claire et simple que dans le magnifique film de cinéma « Au-delà de nos rêves« , produit par Stephen Simon et Barnet Bain et interprété par Robin Williams. Ce film, sorti il y a plusieurs années, est devenu un classique. Si vous ne l’avez pas vu, posez l’intention de le faire. Il révèle une grande vérité. Cette vérité est que l’enfer n’existe pas, excepté comme une fonction et une création de notre propre esprit. C’est un endroit d’où nous pouvons sortir dès l’instant où nous transformons notre perception et changeons notre point de vue.

En d’autres termes, quand nous changeons notre pensée dominante, l’enfer devient le paradis et le paradis devient tout ce qui est. Dans l’expérience humaine, il n’y a que deux pensées dominantes: l’amour et la peur. Dans ma propre vie, cette révélation qui m’est venue par Conversations avec Dieu, m’a transformé. Cela a tout changé. Et je dois à cette simple vérité la transformation qui s’est opérée en moi. C’est uniquement quand je retombe dans la vibration de la peur que ma réalité intérieure et extérieure devient de nouveau plus petite, me réduisant à l’ombre de moi-même.

Neale Donald Walsch
Un grand merci à Fleur pour la traduction de ce texte
Source: The CWG Foundation Weekly Bulletin N°642

 http://www.humanitysteam.fr

Deepak Chopra: les 10 clés du bonheur

Voici mes 10 clés du bonheur:

1. Écoutez la sagesse de votre corps qui se traduit par des signaux de confort et d’inconfort. Lors du choix d’un certain comportement, demandez à votre corps, « Comment te sens—tu à ce sujet? » Si votre corps envoie un signal de détresse physique ou émotionnelle, faites attention. Si votre corps envoie un signal de confort et d’empressement, allez-y.

2. Vivez dans le présent, car c’est le seul moment que vous avez. Gardez votre attention sur ce qui est ici et maintenant. Cherchez la plénitude dans chaque moment. Acceptez ce qui vient à vous totalement et complètement de sorte que vous pouvez apprécier, apprendre de lui, puis laissez-le aller. Le présent est comme il se doit. Il reflète les lois infinies de la nature qui vous ont apporté cette pensée exacte, cette réponse physique exacte. Ce moment est tel qu’il est parce que l’univers est comme il est. Ne luttez pas contre le système infini des choses. A la place, ne faites qu’un avec lui.

3. Prenez le temps de vous taire, de méditer, de calmer le dialogue interne. Dans les moments de silence, réalisez que vous recontactez votre source de conscience pure. Prêtez attention à votre vie intérieure de sorte que vous puissiez être guidé par l’intuition plutôt que des interprétations imposées de l’extérieur de ce qui est ou pas bon pour vous.

4. Renoncez à votre besoin d’approbation externe. Vous êtes seul juge de votre valeur, et votre but est de découvrir une valeur infinie en vous-même, peu importe ce que pense autrui. Il y a une grande liberté dans cette réalisation.

5. Lorsque vous réalisez que vous réagissez avec colère ou en opposition à toute personne ou toute circonstance, prenez conscience que vous luttez seulement qu’avec vous-même. Le fait de mettre en place de la résistance est la réponse de défenses créées par de vieilles blessures. Lorsque vous renoncerez à cette colère, vous serez votre propre guérison et coopérerez avec le flux de l’univers.

6. Sachez que le monde « là dehors » reflète votre réalité « ici. » Les personnes avec lesquelles vous réagissez le plus fortement, que ce soit avec de l’amour ou de la haine, sont des projections de votre monde intérieur. Ce que vous détestez le plus est ce que vous niez le plus en vous-même. Ce que vous aimez le plus est ce que vous souhaitez le plus en vous-même. Utilisez le miroir des relations pour guider votre évolution. L’objectif est la connaissance du soi total. Lorsque vous atteignez cela, ce que vous voulez le plus apparaitra automatiquement, et ce envers quoi vous avez le plus d’aversion disparaîtra.

7. Débarrassez-vous du fardeau de jugement – vous vous sentirez beaucoup plus léger. Le jugement impose le bien et le mal sur des situations qui sont, tout simplement. Tout peut être compris et pardonné, mais quand vous jugez, vous vous coupez de votre compréhension et stoppez le processus d’apprendre à aimer. En jugeant les autres, vous réfléchissez votre manque d’acceptation de soi. Rappelez-vous que chaque personne à qui vous pardonnez ajoute à l’amour de soi.

8. Ne contaminez votre corps par des toxines, soit avec la nourriture, la boisson, ou les émotions toxiques. Votre corps est plus qu’un système de survie. Il est le véhicule qui vous transportera sur le chemin de votre évolution. La santé de chaque cellule contribue directement à votre état d’être ainsi, parce que chaque cellule est un point de prise de conscience dans le domaine de la sensibilisation qui est vous.

9. Remplacez le comportement motivé par la peur par le comportement motivé par l’amour. La peur est le produit de la mémoire, qui réside dans le passé. Se souvenir de ce qui nous a fait mal avant, nous dirige vers nos énergies veillant à ce que une vieille blessure ne se répète pas. Mais essayez d’imposer le passé au présent ne fera jamais disparaître la menace d’être blessé. Cela arrive seulement quand vous trouvez la sécurité de votre propre être, qui est l’amour. Motivé par la vérité à l’intérieur de vous, vous pouvez faire face à toute menace parce que votre force intérieure est invulnérable à la peur.

10. Comprenez que le monde physique est juste le miroir d’une intelligence profonde. L’intelligence est l’organisatrice invisible de toute matière et de toute énergie, et depuis une partie de cette intelligence réside en vous, que vous partagez dans le pouvoir d’organisation du cosmos. Parce que vous êtes relié de manière indissociable de tout, vous ne pouvez pas vous permettre de polluer l’air et l’eau de la planète. Mais à un niveau plus profond, vous ne pouvez pas vous permettre de vivre avec un esprit toxique, parce que chaque pensée provoque une impression sur l’ensemble du domaine de l’intelligence. Vivre en équilibre dans la pureté est le plus grand bien pour vous et pour la Terre.

Deepak Chopra
Titre original: Ten Keys to Happiness
Un grand merci à Philippe pour la traduction de cet texte

GRANDIR OU MOURIR? – La solution est en vous!

Que vous croyez réussir ou non, dans les deux cas vous avez raison.  
— Henry Ford

La vie nous réserve parfois de belles surprises parfois de moins bonnes.

Cependant, selon moi, toutes ont leur raison d’être.

Il est essentiel d’apprendre à développer une certaine flexibilité, une ouverture toujours plus grande parfois même aux évènements que nous ne comprenons pas de façon rationnelle. En effet, j’ai une croyance fondamentale que je vous partage ici :

Tout ce que nous vivons dans la Vie a un sens.

Tout ce qui arrive dans la Vie, arrive pour une raison.

C’est une affirmation qui est facile à intégrer lorsqu’il s’agit d’un évènement que nous percevons comme positif, lumineux ou porteur de joie, beaucoup moins lorsqu’il s’agit d’un évènement douloureux qui nous amène à vivre la frustration, la tristesse ou encore le découragement.

En effet, il est très facile d’être reconnaissant lorsque les choses vont bien, fonctionnent à merveille ou comme nous le souhaitons mais que se passe t-il quand les choses tournent au vinaigre sans que nous en comprenions le sens ? C’est justement là que la Vie nous met au défi et nous parle au travers de situations, d’événements, d’épisodes de notre vie.

A ce propos, vous êtes-vous déjà posé la question suivante :

  • Pour quelles raisons certains évènements se produisent-ils dans ma vie?
  • Et pourquoi parfois même de manière récurrente?

Je pense comme certains d’entre vous que la Vie est une École… et que nous sommes ici pour apprendre et pour grandir. Nous sommes ici pour nous éveiller à nous-mêmes, aux autres, à notre environnement et enfin à ce qu’il y a de plus grand que nous, quelles que soient nos croyances respectives.

Vous demandez-vous parfois : qu’est ce que la Vie tente de m’enseigner au travers de cette situation? Qu’est-ce qui fait que cet événement est récurrent dans ma vie ? Quel est le message que la Vie tente de me communiquer ou qui doit être intégré à mon niveau ?

Aujourd’hui, je souhaite vous raconter cette histoire qui, lorsque je l’ai entendue, m’a beaucoup inspiré. Car nous sommes tous un jour ou l’autre confrontés à des doutes, à des peurs qui peuvent être des freins à notre désir de réussir et nous empêcher d’avancer et d’évoluer comme nous le souhaitons. C’est l’histoire de deux graines.

Deux graines reposaient l’une à côté de l’autre dans une terre fertile au printemps.

La première graine dit : « Je veux grandir ! Je veux plonger mes racines profondément dans la terre et lancer ma tige haut dans les airs. Je veux voir mes bourgeons s’ouvrir comme des drapeaux annonçant l’arrivée du printemps. Je veux sentir le soleil réchauffer mon visage et la rosée matinale bénir mes pétales! »   

Et elle grandit.   

La deuxième graine dit : « J’ai peur. Si je plonge mes racines dans la terre, je ne sais pas ce qui m’attend dans cette obscurité. Ma tige est fragile, si j’essaie de percer la croûte de terre pour m’élever dans les airs, elle risque de se briser. Et si, à peine entrouverts, un ver venait à manger mes bourgeons ? Et si je montrais ma fleur, qui sait ? Un enfant pourrait m’arracher de terre. Non, il vaut beaucoup mieux attendre pour sortir qu’il n’y ait plus aucun danger. »   

Et elle attendit.   

Un oiseau qui passait par là, fouillant la terre en quête de nourriture, trouva la graine qui attendait et vite la dévora.   

Voulez-vous grandir? Ou préférez-vous mourir parce que la peur d’échouer vous paralyse? Quel risque êtes-vous prêt à prendre pour créer la Vie que vous souhaitez?

Ceux qui ne veulent pas prendre le risque de grandir se font avaler par la vie
— Patty Hansen 

Se faire avaler par la Vie c’est laisser les circonstances extérieures décider et prendre le contrôle sur sa Vie. C’est se déresponsabiliser et perdre son propre pouvoir d’action.

Rappelez-vous que nous sommes les créateurs de notre propre réalité et cela commence par les pensées que nous entretenons au quotidien.

Ces graines sont nos pensées les plus présentes et il ne dépend que de nous qu’elles puissent se transformer en une récolte abondante. Ce que nous croyons est ce nous arrive.

Je vous invite à prendre le temps de vous poser les questions suivantes :

  • Si je me libérais totalement de mes peurs, que serais-je capable de réaliser ?
  • Qu’ai-je envie de faire pousser dans mon jardin ici et maintenant?
  • A quoi mon arbre ressemblera-t-il d’ici 3 ans, d’ici 5 ans ?

Et si le chemin de l’épanouissement et de l’accomplissement, passait par un engagement à grandir, à s’éveiller et à contribuer de manière synergique au développement d’autrui, de sa communauté et plus largement du monde ?

C’est ce qu’a fait la première graine en mettant à profit la synergie des 4 éléments : la terre, l’air, le feu (le soleil) et l’eau (la rosée matinale), qui lui ont permis de grandir et de s’épanouir!

Vous ne saurez jamais ce dont vous êtes capable si vous n’essayez pas
— Proverbe américain

Alors, grandir ou mourir ? 

Par le 27 avril 2015

Rien n’est solide « Tout est énergie »

Des physiciens lauréats du prix Nobel ont prouvé sans le moindre doute que le monde physique est une vaste mer d’énergie qui projette abondamment en partance et à destination en millisecondes, encore et encore.

Vous et moi sommes purement de l’énergie et de la lumière sous sa forme la plus belle et la plus intelligente. Cette énergie est en constante évolution sous la surface et vous contrôlez tout avec votre puissant esprit.

Rien n’est solide « Tout est énergie ».

La vulnérabilité : Une force, plutôt qu’une faiblesse

Aujourd’hui, nous avons tendance à penser que vulnérabilité équivaut à faiblesse. Mais d’après le professeur Brené Brown, auteur du bestseller « Le pouvoir de la vulnérabilité », cette notion serait plutôt le berceau de l’amour, de l’empathie, et du courage.

 

L’idée que la vulnérabilité est une preuve de faiblesse est le mythe le plus répandu et le plus dangereux. Quand on passe sa vie à se protéger de la vulnérabilité et à éviter d’être perçu comme trop émotif, on ressent du mépris vis-à-vis de ceux qui sont moins capables ou moins désireux de masquer leurs sentiments, de se faire une raison et de persévérer envers et contre tout. On en est arrivé au point où, plutôt que de respecter et d’apprécier le courage et l’audace inhérents à la vulnérabilité, on laisse la peur et la gène se transformer en jugement et en critique.

La vulnérabilité n’est ni bonne ni mauvaise en soi. Ce n’est pas ce qu’on appelle une émotion négative, mais ce n’est pas non plus une expérience légère et positive. La vulnérabilité est au cœur des émotions et des sentiments. Ressentir, c’est être vulnérable. Croire que la vulnérabilité équivaut à de la faiblesse, c’est croire que le sentiment est une faiblesse. Hypothéquer sa vie affective par peur d’avoir à en payer le prix revient à s’éloigner de ce qui fait le sens et le but de la vie.

Le rejet de la vulnérabilité découle le plus souvent de son association avec des émotions négatives comme la peur, la honte, le chagrin, la tristesse et la déception. Ce sont des émotions dont on ne veut pas parler, même quand elles affectent profondément la manière dont on vit, aime, travaille, dirige. Ce que la plupart des gens échouent à comprendre, et qu’il m’a fallu une décennie de recherches pour éclaircir, c’est que la vulnérabilité est également le berceau des émotions et des expériences qui font follement envie. La vulnérabilité est le terreau de l’amour, de l’intimité, de la joie, du courage, de l’empathie et de la créativité. Elle est la source de l’espoir, de la responsabilité et de l’authenticité. Quand on veut éclaircir ses objectifs et mener une vie plus spirituelle, la vulnérabilité est la voie à emprunter.

Je sais que c’est difficile à croire, surtout quand on a passé sa vie à penser que vulnérabilité et faiblesse étaient synonymes, mais c’est vrai. Je définis la vulnérabilité comme l’incertitude, la prise de risque, l’ouverture émotionnelle. Avec cette définition à l’appui, réfléchissons à l’amour. Aimer jour après jour quelqu’un qui répond ou non à cet amour, dont on ne peut pas assurer la sécurité, qui reste ou part sans préavis, qui se montre loyal jusqu’à la mort ou trahit à la première occasion, c’est cela la vulnérabilité. L’amour est incertain et incroyablement risqué. Aimer, c’est se mettre à nu sur le plan affectif. Oui, c’est effrayant et ça peut faire mal, mais peut-on imaginer de vivre sans aimer et être aimé ?

Faire connaître ses peintures, ses écrits, ses photos ou ses idées sans l’assurance qu’ils soient acceptés et appréciés, c’est aussi de la vulnérabilité. Absorber la joie de certains instants, tout en sachant qu’ils sont fugaces, et alors que la sagesse populaire recommande de ne pas trop se réjouir du bonheur pour ne pas attirer le malheur, c’est aussi une forme de vulnérabilité intense.

Comme je l’ai souligné ci-dessus, le vrai danger est qu’on commence à considérer le fait de ressentir comme une faiblesse. A l’exception de la colère (une émotion secondaire qui sert de masque social à des émotions plus souterraines et plus compliquées), la société est en train de perdre sa tolérance aux émotions, et par conséquent à la vulnérabilité.
Les exemples suivants font partie des réponses des participants à qui j’ai demandé de compléter l’amorce « La vulnérabilité, c’est… » Ils font de la définition de la vulnérabilité quelque chose de personnel et d’intime :
– avoir une opinion impopulaire
– me défendre
– demander de l’aide
– dire non
– démarrer ma propre affaire
(…)
Tout cela ressemble-t-il à de la faiblesse ? Soutenir quelqu’un qui se débat dans des problèmes est-il un signe de fragilité ? Accepter la responsabilité de quelque chose est-il le fait d’une personne faible ? Retrousser ses manches après un désastre est-il une preuve de faiblesse ? NON. La vulnérabilité a le goût de la vérité et l’odeur du courage. La vérité et le courage ne sont pas toujours confortables, mais ils n’ont rien à voir avec la faiblesse.

Oui, on est complètement nu(e) quand on est vulnérable. Oui, on est dans la salle de torture de ce qu’on appelle l’incertitude. Et oui, on prend un énorme risque affectif en acceptant la vulnérabilité. Mais aucune équation ne dit que prendre des risques, braver l’incertitude et s’ouvrir aux émotions sont des preuves de faiblesse. Quand nous avons demandé : « Que ressentez-vous quand vous êtes vulnérables ? », les réponses ont été tout aussi frappantes :
– c’est enlever mon masque et espérer que mon vrai moi n’est pas trop décevant.
– C’est ne plus prendre sur moi.
– C’est là où la peur et le courage se rejoignent.
– On est à mi-chemin sur la corde raide, terrifié aussi bien par l’idée d’avancer que de reculer.
(…)
Et la réponse la plus fréquente à nos efforts pour mieux comprendre la vulnérabilité ? Nu(e).
– La vulnérabilité, c’est comme d’être nu(e) sur scène, et d’espérer des applaudissements plutôt que des rires.
– C’est d’être nu(e) quand tout le monde est habillé.
– Ca ressemble à un rêve de nudité : on est dans un aéroport et on est nu(e) comme un ver.

Pour discuter de la vulnérabilité, il est utile de se référer à la définition et l’étymologie du mot vulnérable. Selon le Littré, il vient du latin vulnerare, qui signifie « blesser ». Sa définition est : « qui peut être blessé » et « susceptible d’être touché, blessé, d’un point de vue moral ou physique ». Le même dictionnaire définit la faiblesse comme la disposition à être facilement brisé et, au figuré, l’instabilité. D’un point de vue purement linguistique, il est évident que ce sont des concepts très différents. En fait, on pourrait avancer que la faiblesse vient d’un manque de vulnérabilité : quand on n’est pas conscient de sa propre sensibilité, on court davantage le risque d’être blessé.

Le pouvoir de la vulnérabilité, Brené Brown
Guy Trédaniel (Février 2014 ; 318 pages)

Et si nous avions le courage d’être vulnérable ? 😉 🙂

Source :INREES | La vulnérabilité : Une force, plutôt qu’une faiblesse.

L’influence de nos croyances dans nos vies

Serait-il possible que nos croyances soient à l’origine des évènements de notre vie ? Aurions-nous la capacité de réorienter le cours de notre existence par le simple fait de modifier nos croyances ? Gregg Braden nous invite à prendre conscience de nos propres limitations et de notre pouvoir dans son livre « La guérison spontanée des croyances ». Extrait.

Ce sont nos croyances qui déterminent le genre de vie que nous menons. Il suffit de réfléchir quelques instants à la vérité que recèle cet énoncé pour reconnaître immédiatement une réalité surprenante : quoi que nous fassions dans notre existence, ce sont les croyances à l’origine de nos actions qui constituent le fondement de tout ce que nous aimons, rêvons, devenons et réalisons.

Que ce soit le rituel matinal par lequel nous amorçons chaque journée, ou bien les inventions que nous utilisons pour améliorer notre qualité de vie, ou même la technologie conçue pour détruire la vie durant les conflits militaires, l’ensemble de nos routines personnelles, des coutumes de notre communauté, de nos cérémonies religieuses et même de notre civilisation est fondé sur les croyances que nous entretenons. Non seulement ces croyances permettent-elles de structurer notre existence, mais les études scientifiques qui rejetaient auparavant la validité de nos expériences spirituelles nous démontrent aujourd’hui que les sentiments que nous éprouvons à l’égard du monde qui nous entoure sont une force déterminante dont l’influence s’exerce précisément sur ce monde.

La science a donc fini par reconnaître la valeur des traditions spirituelles et autochtones selon lesquelles l’univers qui nous entoure est simplement un reflet des croyances auxquelles nous adhérons.

Ayant accès à un tel pouvoir déjà présent en chacun de nous, c’est peu dire que d’affirmer que nos croyances sont importantes dans nos vies. Ce sont elles qui les façonnent ! Toute vie commence et se maintient grâce à elles. Qu’il s’agisse de la réponse immunitaire de l’organisme ou bien des hormones qui en règlent le fonctionnement et en préservent l’équilibre vital, tout autant que l’aptitude de notre corps à régénérer ses os, ses organes et sa peau, et même à concevoir la vie, le rôle croyances humaines occupe une place de plus en plus importante dans les nouvelles frontières explorées aujourd’hui en biologie et en physique quantiques.

Si nos croyances possèdent un tel pouvoir, et si nous fondons notre existence que ce que nous croyons, alors la question suivante s’impose d’elle-même : D’où nos croyances proviennent-elles ? La réponse pourrait vous surprendre.

A quelques exceptions près, elles tirent leur origine de ce que la science, l’histoire, la religion, la culture et notre milieu familial nous enseignent. En d’autres termes, nos capacités et nos limites pourraient bien être essentiellement basées sur ce que les autres nous disent. Cette prise de conscience débouche sur la question suivante que nous devons manifestement nous poser :
Si notre vie est fondée sur ce que nous croyons, alors que se passe-t-il si nos croyances sont erronées ?

Se pourrait-il que notre existence se déroule dans un brouillard de limites artificielles et d’idées fausses que d’autres personnes ont formées au fil des générations, des siècles, ou même des millénaires ?

Ainsi, on nous a enseigné par le passé que nous nous sommes qu’une insignifiante et éphémère étincelle de vie, limitée par les « lois » physiques, chimiques et génétiques. Selon cette vision des choses, notre passage en ce monde n’aura que fort peu d’effet, et une fois que nous aurons disparu, l’univers ne remarquera même pas notre absence.

Bien que cette description puisse sembler un brin extrême, elle est néanmoins très proche de ce que beaucoup d’entre nous ont été conditionnés à considérer comme vrai. C’est justement à cause de telles croyances que nous éprouvons souvent le sentiment d’être petits et impuissants face aux grands défis de l’existence.

Et si nous étions davantage que cela ? Se pourrait-il que nous soyons des êtres vraiment très puissants qui s’ignorent ? Et si nous étions les représentants d’une force potentiellement miraculeuse, venus au monde avec des aptitudes allant bien au-delà de nos rêves les plus fous, des facultés que nous avons tout simplement oubliées en raison des conditions qui nous ont plongés dans un sentiment d’impuissance ?

Dans quelle mesure nos vies changeraient-elles si nous découvrions, par exemple, que nous avions le pouvoir inné d’éliminer la maladie, si nous pouvions choisir que la paix et l’abondance règnent dans le monde, et même décider de la durée de notre vie ? Que ferions-nous si nous prenions conscience que l’univers même est directement influencé par un pouvoir dont nous nous sommes caché à nous-mêmes l’existence depuis si longtemps que nous avons fini par oublier que nous le possédons ?

Des découvertes aussi extraordinaires transformeraient tout. Cela changerait la perception que nous avons de nous-mêmes, de l’univers et du rôle que nous y jouons. C’est précisément ce que les découvertes les plus récentes nous indiquent.

Pendant des siècles, bien des gens ont refusé d’accepter les limites ayant traditionnellement défini le sens que nous donnons à la vie en ce monde. Ils ont refusé de croire que nous apparaissons comme cela en ce monde, grâce à une mystérieuse naissance qui défie toute explication. Ils ont rejeté l’idée qu’une émergence aussi miraculeuse puisse avoir pour unique but de vivre dans la souffrance et la solitude jusqu’à ce que nous quittions ce monde aussi mystérieusement que nous y sommes arrivés.

Pour répondre à leur quête de vérité, ils ont dû s’aventurer par-delà les frontières de leur conditionnement. Ils se sont isolés, de leurs amis, de leur famille et de leur communauté, et ils ont complètement cessés de croire à tout ce qu’on leur avait enseigné à propos du monde. Et lorsqu’ils y sont parvenus, quelque chose de précieux et de très beau s’est produit dans leur vie. Ils ont découvert une nouvelle liberté qui leur a permis d’ouvrir pour les autres les portes de toutes les possibilités. Et tout cela a commencé quand ils ont posé la question qui était tout aussi audacieuse à leur époque qu’elle l’est encore aujourd’hui : Et si nos croyances étaient erronées ?

 La Guérison Spontanée des Croyances, Gregg Braden
Editions Ariane (Mars 2009)

Source: INREES | L’influence de nos croyances dans nos vies.

A l’écoute de soi

Dans son dernier livre « Je n’ai pas de religion et ça me plaît », Lilou Macé, co-créatrice du quotidien avec La Télé de Lilou, partage son exploration au cœur de ses ressentis et de ses quêtes intérieures. Cette belle aventure lui apprend qu’il est fondamental d’écouter son for intérieur.

viaINREES | A l’écoute de soi.

La Télé de Lilou

 

« La maladie nous demande un effort amoureux »

 

Quelles sont nos capacités de réparation intérieures, et comment pouvons-nous nous connecter à elles afin de nous guérir ? D’après Guy Corneau, survivant d’un cancer, il nous faut commencer par renouer un lien d’amour et de joie avec nous-mêmes.

Psychanalyste québécois formé à l’Institut Carl Gustav Jung de Zurich, bien connu du grand public, Guy Corneau a été diagnostiqué en 2007 d’un cancer de grade 4, potentiellement terminal. Suivant différents traitements pour se soigner, à la fois conventionnels et holistiques, il a surtout contacté à travers cette épreuve la profonde nécessité de se reconnecter à la vie créative. Puissamment humain, son récit a impacté le public du congrès Nouvelle approche du vivant de Quantique Planète en novembre 2013. Témoin légitime qu’une guérison est possible, Guy Corneau nous parle de cet effort amoureux envers nous-même, que la maladie nous invite à faire.
Vous parlez de la maladie comme d’un signal pour nous réveiller à la vie Oui. La maladie vient nous déranger et nous cherchons bien sûr à la guérir. Mais nous ne pouvons pas changer une chose en nous-mêmes, si nous ne sommes pas tout d’abord capables de la respecter et d’être à l’écoute de ce qu’elle veut dire. Qu’est-ce que la maladie vient éclairer ? Souvent elle parle d’une partie en soi que nous avons abandonnée, d’une partie de notre élan créateur qui est négligée, pour toutes sortes de raisons. Et si à la longue ces éléments-là ne sont pas écoutés, bien sûr ils se transforment en maladie pour que nous puissions les ressentir avec un peu plus d’acuité. Donc je parle de la maladie comme faisant partie de la santé, comme une parole de l’intelligence intérieure, mais aussi universelle, qui vient nous interpeller. Car la maladie parle de toutes sortes de choses, de nos zones de fragilités personnelles certes, mais aussi de notre environnement, de nos lignées familiales et de la relation que nous entretenons avec tout ça. Les épreuves m’ont par exemple permis de trouver des ressources, autant extérieures qu’intérieures, que j’ignorais complètement. Notre corps est donc comme un témoin de notre union ou de notre désunion avec la vie. Il témoigne de notre rapport ou de notre absence de rapport avec l’unité fondamentale qui sous-tend notre monde. Les maladies sont des invitations à des retrouvailles avec la sensation, pas juste le savoir, mais la sensation, d’une union avec la vie en nous et autour de nous.
Qu’en est-il de nos capacités d’auto-guérison ? J’ai découvert, à travers le cancer, que rien ne pouvait me sauver de moi-même. J’ai eu à sortir d’une attente irréaliste et magique, celle que la chimiothérapie, les médicaments, mon acupuncteur, mon homéopathe, mon énergéticien, mon tai chi, pouvaient me sauver. J’ai avant tout compris que toutes ces approches rassemblées constituaient un environnement soignant, favorable à l’éveil du médecin intérieur en moi. L’environnement soignant est absolument nécessaire pour stimuler nos mécanismes d’auto-réparation, mais il est important de prendre conscience que ces mécanismes viennent de l’intérieur. Les mécanismes de guérison sont constamment là, prêts à nous aider. Il n’y a pas besoin de les inventer. Tout en nous veut guérir et tout veut se régénérer. Il s’agit d’accompagner de notre volonté, de nos intentions conscientes, ce que la nature fait déjà. Notre état intérieur est donc primordial dans cette remise en santé, pour ce processus de régénération. J’ai vu l’importance de renouer avec une présence à moi-même beaucoup plus respectueuse, tendre, qui amène inévitablement de la joie. Et c’est cette joie intérieure qui guérit. Elle donne le message à nos cellules qu’il y a de la vie, et nos cellules répondent en fabriquant de l’immunité, parce qu’elles veulent vivre.
Devons-nous donc agir sur notre état intérieur pour guérir ? Notre état intérieur est la seule chose sur laquelle nous avons un peu de maîtrise. Nous avons structuré des façons d’être, des façons de faire, des croyances, des peurs, pour éviter l’impact de la répétition des blessures. Donc chez chacun, une personnalité s’est mise en place à notre insu, au départ parce qu’il fallait survivre. Mais avec le temps cette personnalité devient aussi une prison, elle se rigidifie. Alors nous cherchons le bonheur et l’ouverture, mais en même temps, nous craignons de nous ouvrir. Nous voulons changer mais ne pas bousculer notre zone de confort. Du coup, sans vraiment le vouloir, nous sommes aussi beaucoup dans la fermeture. Donc oui, il faut agir sur nos états intérieurs pour stimuler la vie et nos capacités de guérison qui n’attendent que nous. Je ne dis pas que c’est facile, mais nous sommes beaucoup plus que le petit personnage auquel nous nous sommes identifiés. Donc ça commence par se concevoir comme un ensemble énergétique intelligent et en évolution, qui donne naissance à l’être que nous sommes, et qui est connecté au monde et à d’autres champs énergétiques intelligents visibles ou invisibles. Il faut élargir le connu pour se redécouvrir, et redécouvrir la réalité dans laquelle nous baignons. De toutes façons, si nous restons avec nos rigidités nous allons mourir avec elles alors qu’il est peut-être encore temps de suivre le chemin de la vie, de retrouver la fluidité. Mais c’est vrai que ça va toujours demander une sorte d’effort parce que le personnage a prouvé son efficacité par rapport à la survie, et on y est attachés. Et la peur de ne pas être aimé est aussi très ancrée en nous. Une voix nous dit « si tu changes, si tu oses autre chose, on ne va plus t’aimer, tu vas être rejeté, tu vas de nouveau souffrir ». Changer nous demande un effort amoureux envers nous même.
Il y aurait un choix de vie à réitérer constamment ? Oui, petit à petit, nous apprenons à dépasser les peurs et les rigidités. Cela demande une attention consciente pour être en mesure de choisir la joie, l’amour, l’ouverture. C’est pour cela que les tibétains parlent du guerrier de lumière. Nous devons choisir et cultiver nos états intérieurs, et les nourrir. Vous pouvez choisir aujourd’hui d’aller vers la sérénité et tenter de rester dans cette position intérieure, qui est joyeuse et qui est tranquille en même temps. Et là, toutes sortes de choses vont venir vous percuter. Toutefois, à chaque fois, vous allez choisir de retrouver votre axe de sérénité consciemment. Peut-être faudra-t-il le faire 100 fois dans la journée pour que ça s’installe de façon plus permanente. C’est un peu comme faire du sport, même si on sait que c’est bon pour nous, il y a toujours un petit effort à faire. Je pense que la chose la plus radicale qui puisse arriver sur notre chemin c’est de pratiquer un amour sans conditions et sans attentes, de pratiquer une joie sans raison, comme une offrande à l’univers. Peu importe ce qui arrive aujourd’hui, je choisis d’être joyeux et c’est une sorte d’ascèse. Ce qu’il faut comprendre c’est que ce choix, qui demande une auto-discipline, est au final un cadeau que l’on se fait à soi-même. Et ce cadeau, personne d’autre que nous ne peut nous l’offrir.

INREES-Guy Corneau :« La maladie nous demande un effort amoureux ».